être nature

Une vie de rêves

C'est pas l'espoir qui fait vivre, c'et le rêve. L'espoir fait juste croire qu'on va vivre. Il en donne pas l'envie.

Le rêve, lui, nourrit. Il nourrit l'âme et la construit. Et lui donne la force d'aller au-delà de celle-ci. Se transcender pour accéder à l'Au-delà, là où les concessions concédées cèdent la place aux rêves espérés.

Les rêves décédés sont à l'actif d'un vif passé vite dépassé, échoués sur les récifs d'une envie de vivre périclité.

Un rêve ne se délite pas, c'est un monolithe qui attend d'être sculpté. Quite à l'être pas à pas. Chaque poussière ajoutée approche la vérité. On aperçoit le dessein mérité.

Le rêve ne meurt jamais. Il tire les rennes de nos vies éreintées.
Et l'on peut toujours continuer à rêver, car même lorsqu'il devient réalité, on appelle encore ça un rêve éveillé.

Chaque rêve a sa durée, souvent emmuré de trêve pouvant perdurer, jusqu'à épurer tout risque de nous leurer.

Mais au bout du compte, le décompte a commencé pour celui qui cesse de rêver.
Si je délaisse cette envie, je perd aussi mon âme pour finalement ne laisser, qu'un corps destiné à errer.
Un corps sans âme, c'est un corps sans vie, sans rêve c'est la mort avant la vie, et ça, ça fait pas rêver.

Si j'ai tout fait pour y arriver, jusqu'à brûler mes ailes sur la flamme de la crédulité, que mon rêve est parti en fumée, je suis profondément déçu par cette vie devenue déchue.
Dès lors mon corps est perdu et jusqu'alors mon âme éperdue sombre dans le nihilisme le plus absolu. J'ai perdu.

Gagnez à rêver, gagnez à vivre. Vive la Vie et que vive les rêves ! Simplicité, respect et charité, sont les vertus d'un monde que je m'efforce de rêver. Encore et toujours. Et pour l'éternité.

Manu.

1 Commentaire 10.8.06 23:53, Commenter

Passe la boussole, j'perd la boule seul,

Ce soir je perd le nord, trop à l'ouest, je prend le large.
Autrefois j'ai perdu mon corps, d'idéal volage, j'ai lâché du leste.

La tête comme une mongolfière, je reste à terre, j'ai les pensées qui condensent et je manque d'air, de chaleur aussi dans mon coeur, comme brûleur pour prendre de l'ampleur.

La fureur de vivre je l'ai eu, je l'ai plus, James Dean non plus.

Réveil aux côtés de la déprime, la vieille grinçante des semaines pareilles, y'a le spleen qui me martele à grand coup de burin, sûr pire que l'surin, ça y est j'ai le pied droit cloué au lit. Y'a plus que le gauche pour lever du pieu.

Je fais un effort, devant la glace je souris un peu. ..affreux. Ca m'a coupé l'envie de petit déjeuner. Je te laisse imaginer le sourire d'un porc devant une boîte de pâté.

Les yeux collés de la veille, boursoufflés par le manque de sommeil, j'ai pas la tête du mec à qui on a envie de causer.
J'ai pas non plus la tête du mec qui a envie de causer, et pour tout dire j'espère qu'aujourd'hui on sera en majorité.

Manu.

4 Commentaires 27.7.06 23:28, Commenter

Ne perdons pas l'espoir d'une solution

Les employeurs ne comprennent rien et deviennent incompétents lorsqu'il s'agit de recruter les plus motivés.
Ne perdons pas le courage et la force, tout ça n'est que connerie et le concept de vie est finalement mal compris par la majorité des nantis.

Les quidams ne vivent que pour s'offrir du matérialisme inhibant leur personnalité et leurs caractères profonds ne demandant qu'à être chambrés.

Pendant ce temps, d'autres s'efforcent de tuer le plus de gens dans le camp voisin, se foutant éperdument de savoir que leurs enfants non avenus auraient pu s'aimer et même avoir peut être ensemble des petits Einstein, Gallilé, Newton, Mahomet ou Jesus.
Dans le même temps les plus "grands" (et donc les plus cons forcément, dit le dicton) font faussement semblant de se préoccuper de la paix et du bien être universel dont ils en attendent rien d'autres que des bénéfices personnels : quel chef d'état est t-il parvenu à stopper une guerre, réconcilier les gens dans l'ombre et le silence ? d'aucun n'ont déjà pas réussi à remplir cette mission primordiale sous le vacarme des tambours médiatiques, mais par contre ils ont réussi à remplir les urnes.
Et de nos jours on s'accorde tous à dire que c'est bien là l'essentiel.

On vit dans un monde de forme et non de fond, dans un monde de promesses et non de résultats.
On vit dans un monde qui pue la viande avariée de l'intérieur, faut diagnostiquer, y'a urgence m'sieur le docteur.
Mes yeux pleurent. Les leurs sont révulsés. Et pendant que tout ce monde gadget à la con tourne au vinaigre "top budget" et chante à tue tête "je suis humain, j'suis plein de défauts, j'y suis pour rien, y'a pas de notice à mon cerveau", la terre continue à s'effriter comme du tcherno.
L'homo sapiens ? c'est que du pipeau.

La communauté scientifique n'a plus de voix à force de gueuler la tête sous l'eau qu'on va faire creuver nos enfants rien qu'avec les intérêt de la facture énergétique qu'on va leur laisser sur les bras. Ils ne font finalement que des bulles et ça fait rire tout le monde. Sauf eux, sauf moi. Pas toi ?
J'te parle même pas de la biodiversité, parce que lorsque les décideurs et les citoyens se foutent des 15 000 personnes mortes sous le thermomètre en 2003, c'est pas la peine de s'imaginer qu'ils vont monter au créneau pour trois phoques, 4 baleines, 500 oiseaux, 1500 grenouilles, 15 000 plantes et 500 000 insectes.
On crèvera tous comme des rats dans un chiotte payant qui déborde de merde toxique. Et j'espère que notre civilisation ne laissera de sa trace que des chimères irradiées et stériles déhambulant comme un unijambiste en décomposition. Les asticots n'oseront même pas bouffer les restes tellement que ça puera le pesticide Monsento, Syngenta et leurs champions. C'est le soleil et ses UV redoutables qui s'en chargeront. Pourvu que ce ne soit pas à une ère glaciaire. Les glaciers, ces livres ouverts, seront des livres d'horreur. Y'aura pas un alpiniste sans son casque de soudeur, les yeux fermés à l'intérieur.

Et tout ces enculés impotents emportés par leur pénible soif de raison, de dominance et au final de déraison.
Ah les cons, Dieu a fait l'homme à son image, le sixième jour l'a rendu fou de rage, son égo n'était qu'un mirage.
Alors j'ai terriblement peur de mourrir, ou pire, d'aller au paradis, condamné au royaume du péché, à cotoyer le Père ayant enfanté le musée des monstres. Et tout ces pseudo-croyants de tout bord et de tout âge, adeptes du faux-semblant, maniant le langage, ont décribilisé les premiers sages, les commendements et autres piliers ne sont qu'adages.
Les tables de loi, les livres de foi ? De la langue de bois.

Comme une sauterelle piégée laissant une patte entre mes doigts pour tenter, en vain, de s'échapper, l'être humain se déchire en lambeaux d'âme pour accomplir ses méfaits, des fois que la vie ne soit qu'un rêve sans lendemain.

Sait-on jamais, le pire des putains reste peut être impuni au-delà de ce Monde qui pu. De ce monde qui tue, ne reste qu'un monde ou chacun se prostitue avec Lulu, Lucifer, lui sait faire c'est clair, avec le sourd qui entend bien profiter de la détresse assourdissante du frère, avec l'aphone qui ne discute qu'avec ses pairs et atteint soudain de cecité face à la misère et ses impairs.

La paix prend un goût amer, manque plus que jamais de lumière, tannée par le tannin des vipères de tous les ministères de la terre, faut changer le tonneau les gros, elle macère.

Fini mon spasme réfractaire d'un utopiste peureux à ses heures, pourtant humaniste, qui voudrait simplement faire la poussière sur notre cher globe terrestre dont je distingue partiellement les malheurs : écologiques, sociaux ou économiques. Tout est lié, c'est fou d'ailleurs.

Tout ça pour dire que la vérité est ailleurs que dans la complaisance d'un système terne à bout de rennes mené à son terme.

Contre le bien-pensant et le faire-paraître, contre le formatage globalisé des esprits, des corps et des vies, pour une alternive à la communautés des zombies qui renient leur racine et leur origine divine, pour une nouvelle ère du cerveau-roi, de l'équilibre personnel prenant le pas sur les rails du gâchis de nos vies trop courtes pour être bradés à bas prix, gaspillées, parfois détruites par des travaux qui rapportent plus au patron qu'ils ne t'apporteront sans doute d'écus dans ton coeur.

Etre maître de nos vies, tout un programme. A la clé, le bonheur.

Manu.

2005 Commentaires 19.7.06 23:52, Commenter